La structure de la pensée tibétaine et ses différentes pratiques 

Conférence

Le 16/01/2020 (18:15 à 20:15)

Conférence donnée par Alexis Filipucci dans le cadre du cycle La philosophie comme pratique au Moyen Âge.

Comme toute religion, le bouddhisme tibétain doit fournir un cadre représentationnel capable de donner un sens et d’articuler les différentes pratiques jalonnant le chemin ascétique qu’il prescrit. Après avoir présenté les axiomes fondamentaux de la perspective bouddhique, nous nous pencherons plus précisément sur le genre de la doxographie transformé en pratique spirituelle. Chaque doctrine représentant le niveau de compréhension de celui qui la profère, le passage d’une doctrine à l’autre signifie et manifeste l’approfondissement de la compréhension de la réalité par le penseur-pratiquant. Nous verrons que les articulations possibles entre les doctrines bouddhiques sont en nombre limitées et dépendent de l’interprétation donnée aux axiomes de départ. Une des conséquences de cet état de fait est que certaines pratiques présentées comme suprêmes par certaines écoles seront dénoncées au contraire comme inutiles voire nuisibles par d’autres.

 

Après une thèse consacrée aux notions de violence et de vérité dans la pensée sartrienne ainsi que dans le bouddhisme tibétain, j’ai travaillé sur l’oeuvre, publiée et non publiée, d’Alexandre Kojève. L’importance que tous ces courants de pensée accordent à la mise en pratique de la philosophie a naturellement rencontré le projet de PhiloCité. Désormais, c’est en profitant de la multiplicité des lieux d’intervention de PhiloCité et du département de philosophie de l’Uliège que je travaille à la diffusion de la pratique de la philosophie.

Cycle organisé en collaboration avec la Société Philosophique du Hainaut – SoPhiHa

 

Avec le soutien de l’Extension UMONS

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