Aux portes des Curie

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Le MUMONS aux portes des Curie 

Le MUMONS est fait d’histoires. Celles du passé, celles que l’on raconte à travers nos médiations et puis bien sûr, la nôtre, celle que nous écrivons chaque jour avec vous.  

Toutes ces histoires ont un point commun : la passion de femmes et d’hommes avides de comprendre le monde. Des scientifiques d’hier aux membres de notre équipe, chacun observe, expérimente, reproduit des gestes, invente à son tour et vous invite à comprendre le monde. 

Après les histoires du Pendule de Foucault, de l’Expérience de Fizeau et de la Machine d’Anticythère… Il est temps pour nous de vous raconter celle de l’Expérience de Pierre et Marie Curie ! Mais avant d’en révéler tous les détails, on vous propose, article après article, d’ouvrir les portes qui ont mené jusqu’à celle-ci. 

L’article d’aujourd’hui vous emmène aux portes des Curie, à Paris…

Une passion née en sous-sol 

Nicolas Demasy, notre médiateur, n’était encore qu’un étudiant quand il pousse les portes du Bâtiment 4 — sur la plaine de Nimy — et y découvre, au sous-sol, le laboratoire de physique nucléaire et subnucléaire de l’Université de Mons. Il y fait la rencontre de la physicienne Evelyne Daubie, passionnée de physique nucléaire. Elle lui fait la démo d’une chambre à brouillard et là, c’est le coup de foudre, on peut dire que cette rencontre l’a… contaminé ! 

Entre compteurs Geiger, désintégrations radioactives et calculs de la demi-vie… Nicolas fait inévitablement la rencontre de Marie et Pierre Curie au fil de ses lectures. Les travaux de Marie et Pierre Curie, leur histoire et cercle d’amis, deviennent pour lui un terrain d’exploration passionnant ! 

Quelques années plus tard, Nicolas rejoint le MUMONS. N’ayant rien perdu de sa passion, il s’attèle en particulier à la création d’évènements et d’ateliers qui permettent de donner des clés pour comprendre la radioactivité. En préparant un évènement mettant à l’honneur les femmes scientifiques, Nicolas visionne une conférence d’Hélène Langevin-Joliot.  

Choc n°1 : elle est la petite-fille de Pierre et Marie Curie. Choc n°2 : elle est elle-même physicienne nucléaire, dans la lignée de ses parents et grands-parents. Nicolas prend conscience de sa chance : Hélène Langevin-Joliot est une mémoire vivante de sciences et d’histoire des sciences, à deux heures de train, capable de raconter de l’intérieur un pan essentiel de l’histoire des Curie.

De la gauche vers la droite : Marie Curie, Irène Joliot-Curie, Hélène Langevin-Joliot, Pierre Joliot, Frédéric Joliot-Curie et sa mère. 1932.
(© Société Française de Physique, Paris/AIP Emilio Segrè Visual Archives/Jost Lemmerich)

Une idée germe… 

Et si on l’invitait lors d’un événement à l’occasion de la Journée des filles et femmes de sciences ? Un membre de cette famille aux six prix Nobel dont trois attribués à des femmes (deux à Marie Curie et un à sa fille, IrèneJoliot-Curie) qui viendrait parler histoire, transmission et engagement des femmes dans la Science.  

Le contact est établi, mais on craint que son grand âge complique le voyage Paris-Mons. Bon, on s’est mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude : finalement, si elle a refusé de venir, c’est parce qu’elle avait déjà un rendez-vous… à Milan ! En revanche, elle nous invite à la rencontrer, chez elle, dans la maison familiale, en région parisienne. 

Chez Hélène Langevin-Joliot : une maison, une histoire 

 

En périphérie de Paris, Evelyne et Nicolas découvrent le lieu de vie de Madame Langevin-Joliot : sa maison, son jardin et… son terrain de tennis ?! Eh oui, elle expliquera qu’il fût installé à la demande de son père. Dans cette famille, la Science passionne tellement qu’il devient presque indispensable de l’équilibrer par des tonnes d’activités sportives ; le sport est tout aussi important pour eux que la Science ! 

L’échange continue comme il a commencé, ponctué d’anecdotes et d’humour. Un moment qui s’articule autour de discussions scientifiques, bien sûr, mais aussi de réflexions croisées et de regards lucides sur l’évolution de la recherche scientifique, à retrouver intégralement ci-dessous.

Rencontre entre Hélène, Évelyne et Nicolas

Comme on le voit dans cette vidéo, un lien se tisse avec Hélène Langevin-Joliot au point qu’elle nous invite à rejoindre l’association « Curie et Joliot-Curie » qui œuvre à faire vivre le patrimoine scientifique de la famille Curie. Leur devise : « Partage d’une passion de la recherche et de la vision humaniste de la science ». Une porte de plus qui s’ouvre au MUMONS. 

Appareillage Curie (© Institut Curie)

Visite au Musée Curie 

Quitte à être sur Paris, l’équipe en profite pour visiter le Musée Curie, anciennement l’Institut du Radium et laboratoire dirigé par Marie Curie dans la première moitié du 20e siècle. Ils y découvrent une reconstitution de l’Appareillage Curie. Il s’agit de l’association de trois types d’instruments, une idée des Curie de 1897, qui connectés ont permis de mesurer pour la première fois la radioactivité avec une précision diabolique : 

  1. La chambre d’ionisation (où est placé l’échantillon radioactif à mesurer) ; 
  2. L’électromètre à quadrants (qui détecte avec précision les charges électriques produites) ; 
  3. La balance piézoélectrique (produisant une quantité de charge électrique précise et connue). 

    L’histoire aurait pu s’arrêter là… si Nicolas et Kevin, l’un de nos gestionnaires de collections, n’avaient pas retrouvé dans les collections de l’UMONS un des trois éléments de l’expérience : l’électromètre à quadrants. 

    Vous connaissez le grain de folie du MUMONS. La passion de son équipe pour les projets impossibles. On vous laisse donc deviner l’idée qui est venue nous titiller… 

    Affaire à suivre…