L’UMONS accueille les archives du professeur Doehaerd 

Pièce du mois d’octobre 2025

Un héritage scientifique en cours de traitement 

L’Université de Mons (UMONS) a récemment accueilli un nouveau fonds d’archives, celui du professeur Théodore Doehaerd. Ce don a été fait par sa veuve, Danielle Doehaerd Meurice, qui souhaitait préserver et transmettre l’héritage intellectuel de son époux, afin qu’il puisse continuer à inspirer et soutenir les travaux des chercheurs d’aujourd’hui et de demain. 

Parcours de Théodore Doehaerd (1921-2010) 

Théodore Doehaerd entame des études de physique à l’Université libre de Bruxelles (ULB) en 1939. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale bouleverse son parcours, mais il parvient à poursuivre sa formation grâce à des cours clandestins organisés par des professeurs et étudiants. Il s’implique activement dans ces initiatives, allant jusqu’à dispenser lui-même des cours à de futurs médecins à l’Institut Meurice à Bruxelles. 

En 1963, il rejoint la Faculté Polytechnique de Mons (FPMs) en tant que professeur, où il enseigne la chimie physique générale et la spectroscopie moléculaire. Il donne aussi cours à la Faculté des Sciences de Mons (FS) après sa création en 1965, avant d’y renoncer pour rester à la FPMs, afin d’y poursuivre ses recherches en spectrométrie de masse. 

Il a également enseigné à l’Institut Meurice, dont il devient sous-directeur entre 1958 et 1961. Renonçant à cette fonction, il décide de se consacrer pleinement à l’enseignement et à la recherche. Son parcours scientifique est également marqué par une période de recherche à l’ULB entre 1950 et 1955. 

Même après sa retraite, le professeur Doehaerd continue à transmettre son savoir en animant des cours d’initiation aux sciences dans plusieurs écoles primaires de Mons et de sa région.  

Pourquoi conserver les archives d’un professeur ? 

Le fonds d’archives de Théodore Doehaerd est une véritable mine d’or pour qui s’intéresse aux sciences, à l’histoire des sciences et à l’enseignement. On y trouve une grande variété de documents : des cours donnés à la FPMs, à l’Institut Meurice et à la FS ; des publications scientifiques ; des notes manuscrites ; des brouillons ; des programmes de cours ; etc. Ces archives permettent de prendre conscience des avancées scientifiques de l’époque et leur évolution au fil de temps dans des domaines comme la spectrométrie, sa spécialité. 

Mais ce fonds ne s’adresse pas uniquement aux scientifiques ! Il intéressera aussi les historiens qui souhaitent étudier le développement de l’enseignement supérieur, les pratiques pédagogiques d’autrefois, ou encore le déroulement de la vie universitaire, par exemple, grâce à la présence de tracts et d’invitations à des événements organisés à la FPMs. 

Ce fonds est donc précieux à plus d’un titre : pour les chercheurs, les passionnées des sciences, et pourquoi pas, pour les anciens étudiants qui retrouveront peut-être, avec un brin de nostalgie, des souvenirs de leurs années d’études ? Ces archives pourraient également nourrir des expositions ou projets de valorisation du patrimoine universitaire. 

Les étapes de traitement du fonds 

La gestion d’un fonds d’archives ne se limite pas à sa réception. En amont, plusieurs échanges avec la donatrice ont permis d’établir une convention de don précisant les droits d’utilisation et de diffusion. Ces discussions ont aussi permis de comprendre le parcours du professeur Doehaerd, notamment grâce à une biographie rédigée par sa veuve. 

Après réception, les documents sont soigneusement conditionnés dans des boites adaptées à leur conservation. Les prochaines étapes cruciales consistent en l’étude et la description du fonds, ainsi qu’en l’élaboration d’un classement et d’un inventaire. Ces outils permettront ensuite de rendre le fonds accessible au public et de le valoriser. 

À suivre… 

Le travail sur ce fonds d’archives ne fait donc que commencer ! Nous vous donnons rendez-vous bientôt pour découvrir une ou plusieurs pièces particulières, issues de ce fonds. Nous explorerons en détail les richesses qu’il recèle avec notamment l’un de ces cours de spectroscopie moléculaire qui, au premier coup d’œil, semble bien compliqué…