Deepsketch, visualisez les trésors du musée !

Il était une fois le deepsketch…

Une question s’est vite posée dans l’élaboration de notre première exposition “Entrez, c’est ouvert !” (visible jusqu’au 9 octobre 2022) : comment montrer l’étendue et la richesse des collections de l’Université de Mons au public ? Méline et Romane, respectivement médiatrice culturelle et historienne au MUMONS (ndlr : musée de l’université), ont cogité longuement. Quand, au détour d’une discussion, on leur a insufflé l’idée du fameux… deepsketch ! 

 

Mais à quoi peut-il bien servir ?

Vous l’aurez sans doute compris en lisant ce préambule, le deepsketch est un dispositif numérique et interactif qui permet de faire découvrir aux visiteurs une quantité (quasi illimitée) d’images des objets et pièces des collections de l’UMONS. Et dieu seul sait – exceptés nos collègues du service archives et collections – que le patrimoine culturel de l’Université de Mons est riche et intriguant !

Des objets qui intriguent en vitrine

Parmi les objets scientifiques et didactiques exposés au musée, un sextant du XVIIIe siècle côtoie un œuf électrique du XIXe siècle. Alors que le premier sert à mesurer l’angle entre un astre et l’horizon, le second permet de reproduire des aurores boréales. Ces instruments, qui ne datent pas d’hier, illustrent ô combien nos collections sont extraordinairement riches ! Sous cette grande vitrine, visible dès l’entrée du musée, une langue et un pharynx, tout droit sortis de la collection de médecine et sciences naturelles, narguent d’impressionnantes dents de mosasaure, monstre aquatique fort heureusement disparu de nos jours !

Mais revenons à nos images…

Comment rendre visible la partie immergée de l’iceberg, c’est-à-dire les milliers d’instruments anciens et les nombreux bouquins, documents d’archives, cartes et plans, photographies ainsi que l’impressionnante collection iconographique de notre université ? Impossible de mettre tout ça sous verre ! C’était bien là tout le dilemme de la fin de l’expo (car oui, rappelons que l’expo est divisée en quatre parties historiques témoignant des différentes affectations du site des Visitandines : le couvent, la prison, les Archives et le MUMONS).

Après une sélection minutieuse des plus beaux chefs-d’œuvre du musée, c’est avec l’intervention de l’Atelier de l’Imagier, spécialisé dans la numérisation du patrimoine des musées, et l’expertise technique et créative du Click, que plus de 200 images, d’une qualité rare, sont accessibles au public après quelques coups de crayon sur un carré blanc.  

Dessinez, c’est trouvé !

Face à un écran blanc, avec un espace de détente tout autour, le visiteur est invité à dessiner une forme. N’importe laquelle. N’importe quoi d’ailleurs. Grâce au logiciel d’intelligence artificielle, développé par l’Institut Numédiart de l’UMONS, dès le premier trait de dessin (même si vous faites un craboutcha) la machine se met en marche… Elle va chercher dans sa base de données, à l’aide des algorithmes de recherche, à quel objet s’identifie le croquis. Et voilà que la magie opère et que l’œuvre apparaît sous son meilleur jour. La qualité est telle que certains détails de l’objet trouvé sont encore plus appréciables sur le visuel qu’en vrai.

Ce travail de fourmi a non seulement mis en lumière les collections cachées de l’université, véritable plus-value pour le public, mais a permis aussi un chouette travail de coordination entre nos différents services et tout ce petit monde d’artistes, extérieurs au musée, qu’il est bon aussi de souligner !

Pour voir l’aboutissement de ce beau travail, rendez-vous dans le coin le plus cosy du musée =).